John Rambo
Par Mik'O, mardi 26 février 2008 à 14:56 :: Critiques de Films :: #6 :: rss
Date de sortie française : 6 février 2008
Réalisation : Sylvester Stallone
Casting:
John Rambo : Sylvester Stallone
Sarah Miller : Julie Benz
Michael Burnett : Paul Schulze
L'écolier : Matthew Marsden
Lewis : Graham McTavish
Arthur Marsh : Ken Howard
Diaz : Rey Gallegos
En-Joo : Tim Kang
Reese : Jake Labotz
Myint : Suparkorn Kijsuwan
Bande Annonce :
Synopsis
Après des années de guerre et de tuerie, John Rambo coule des jours tranquilles non loin de la frontière birmane. À l'écart des conflits, il vit tranquillement de chasse aux serpents et de transports sur le fleuve. Lorsqu'arrive un groupe de bénévoles qui souhaitent amener médicaments, matériel scolaire et soutien catholique à un village birman, John hésite. À contrecœur, il les amène sur place. Alors même qu'il est de retour chez lui, Rambo apprend que les missionnaires ont été faits prisonniers lors de l'attaque du village. On ne renie pas sa nature ! Sylverster Stallone enfile une ultime fois son bandana pour se porter au secours des captifs.
Papy Sly marque les esprits
Quand on va voir un Rambo au cinéma, on s'attend à des morts, à un Stallone surpuissant et à un héros omnipotent. Mais cette fois, le commandant Sylvestre a décidé de marquer les esprits. En effet, il faut se rendre à l'évidence, John Rambo n'est pas seulement là pour divertir. Il est surtout là pour sensibiliser. C'est impuissant dans son siège de cinéma, que l'on sent sa gorge se nouer et ses mains se crisper sur l'accoudoir. Le massacre du village que l'on nous montre dans la première partie du film est totalement insoutenable.
Si la bande-annonce semblait annoncer un film trash et gore, le résultat est plutôt réaliste. Les scènes de massacre, de sadisme, de viols, pratiqués autant sur les hommes que les femmes ou les enfants nous mettent en face de la situation du conflit birman. Plus à la manière d'un reporter que d'un cinéaste, Stalone a choisi de dépeindre une guerre qui provoque la mort de milliers des civils innocents depuis plus de soixante ans. Les jeux sadiques, les tortures gratuites et les exécutions sommaires sont particulièrement éprouvants pour le spectateur, mis en face de l'horreur birmane !

Pour gagner à la guerre, il faut être la guerre
Mais bien entendu, John Rambo, c'est évidemment un film d'action extrêmement efficace. Dans la première partie, un choix judicieux a été fait en plaçant le héros musclé en second plan. C'est Julie Benz (bien loin de son rôle de Darla dans Angel) et son groupe de mercenaire qui occupe la vedette. Ensuite, c'est au tour du groupe de mercenaire payé pour les secourir de prendre le pas. Et d'un coup, d'un seul, on retrouve le Rambo des grands jours, capable de dégommer à lui tout seul une escouade ennemie grâce à son arc. Cette arrivée soudaine du héros donne un coup de fouet au film.
Bien sûr, le réalisme n'est pas mis de côté. Entre une course à pied impressionnante dans la forêt, une attaque de camp fort bien chorégraphié et un feu d'artifice sanglant en fin de programme, il est difficile de s'ennuyer. Les effets spécieux ne font pas dans la surenchère pyrotechnique, au contraire ! Les têtes explosées au fusil de sniper, les gorges tranchées, les membres amputés sont très réalistes, bien plus choquantes que dans la scène du débarquement dans Il faut sauver le soldat Ryan.

La rédemption par la violence
John Rambo, c'est enfin le film qui clôt la saga pour les fans. On notera d'ailleurs, que, comme pour Rocky Balboa, le nom du héros est le même que le titre du film. Certes les flashs blacks ne sont pas très nombreux. Mais la philosophie du personnage est parfaitement résumée. John Rambo est né pour tuer, et il ne peut rien contre cela. On ne lutte pas contre sa nature profonde. Depuis son arrestation et sa cavale sanglante dans la forêt; le militaire campé par Stalone n'a pas vraiment changé. Même armes (l'arc), même méthode (une claymore planquée dans les fourrés), même résistance physique hors du commun.
Toutefois, on sent bien plus de maturité dans l'interprétation. Les répliques caricaturales ont été laissées de côté, de même que les séquences rocambolesques. Dans John Rambo on retrouve vraiment un film de guerre, et plus une parodie où un type avec un arc arrivait à défier un hélicoptère Apache lourdement armé. Bref, John Rambo assure un véritable retour aux sources, avec un final qui fera sourire les fans du tout premier film de la série. Mention spéciale pour le pantalon de Sly...

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